photo cabalou bis

« Cabaret à Lou»

création et interprétation Marie Fortuit & Nicolas Joseph

avec la complicité de Marine Martin Elhinger

Extraits de Poèmes à Lou

Affiche Cabaret à Lou
 » Cabaret à Lou  » de Marie Fortuit et Nicolas Joseph

« Quatre jours mon amour pas de lettre de toi
Le jour n’existe plus le soleil s’est noyé
La caserne est changé en maison de l’effroi
Et je suis triste ainsi qu’un cheval convoyé… »

« Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur
Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie
Ô mon unique amour et ma grande folie
La nuit descend
On y pressent
Un long un long destin de sang »

« J’ignore tout de toi qu’es-tu donc devenue
Es-tu morte, es-tu vive et l’as-tu renié
L’amour que tu promis un jour au canonnier
Que je voudrais mourir sur la rive inconnue… »

« On est contents au bord de la rivière
Dans la forêt
On est contents la mort règne sur terre
Mais l’on est prêt
On est prêt à mourir pour que tu vives
Dans le bonheur
Le obus ont brûlés les fleurs lascives… »

« Lorsque deux nobles cœurs se sont vraiment aimés
leur amour est plus fort que la mort elle même
cueillons les souvenirs que nous avons semés et
l’absence après tout n’est rien lorsque l’on s’aime. »

C’est à Port-Louis en Bretagne, qu’a lieu la première de « Cabaret à Lou ». Théâtre A – compagnie conventionnée par la région d’Ile de France – décide de promouvoir et de défendre le spectacle en lançant une tournée dans le Morbihan durant tout l’été 2007. Depuis «Cabaret à Lou» poursuit sa route.

Nous jouons dans les cabarets et les théâtres parisiens, au Festival Ta Parole (Montreuil), et aussi en tournée en Province (Vosges, Bretagne, Ardèche..)

 

Entre les Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire et des textes d’Aragon mis en musique par Ferré et d’autres, Nicolas Joseph, à l’accordéon et à la guitare, accompagne Marie Fortuit, dans le rêve d’un amour absent. Les mots lumineux d’Apollinaire cherchent, dans la noirceur de la guerre, Lou « son unique amour et sa grande folie ». Les poèmes sont entrecoupés par des textes de chanson où Aragon semble répondre à Apollinaire, tous les deux crient l’amour sur fond de guerre et d’absence de l’être aimé.

 

Note d’intention

Mon désir de faire du théâtre est venue lors d’une représentation de « Poèmes à Lou » d’Apollinaire. Depuis, ces poèmes n’ont cessé de me hanter, de m’accompagner, de me guider dans mon parcours. Quelques années plus tard, en lisant Aragon, en écoutant ses textes mis en musique, comme une réponse à l’émotion de mon adolescence, j’ai imaginé réunir les deux poètes sur la scène.
Au milieu de la folie meurtrière de la guerre -mais la guerre n’est-elle pas déjà dans nos corps ?- Aragon et Apollinaire semblent dire ensemble le désir et la mort. Tout doucement, au coeur de leur solitude affleure le chant d’un possible amour. Alors que pour Aragon, j’ai repris les musiques de Léo Ferré, c’est Nicolas Joseph qui a composé celles des poèmes à Lou. L’accordéon et la guitare accompagnent et se fondent dans les mots des poètes.

Marie Fortuit

Ce qu’en dit la presse

logo Ouest france
mars 2011

« Marie Fortuit et Nicolas Joseph ont transformé le lieu en cabaret poétique et musical dans un ensemble plein d’émotions entre le désir, l’absence et la mort. Un grand évènement de qualité auquel le public a répondu présent. »

logo Télégramme
mars 2011

« A comme Apollinaire ou Aragon. A, aussi, comme Amour celui-là même qui sert de clé de voûte au Cabaret à Lou présenté vendredi soir à la médiathèque. Accompagnée par la guitare ou l’accordéon de Nicolas Joseph, la comédienne Marie Fortuit a su donner vie aux poèmes qu’Apollinaire écrivit sur le front.(…) Tout en émotion, les deux artistes ont envouté le public. »

logo Ouest france
août 2007

“ Nicolas Joseph et Marie Fortuit: une soirée de qualité”
« Vendredi soir, le silence s’est fait dès que Nicolas Joseph a égréné les premières notes de son accordéon et que la comédienne Marie Fortuit est entrée.
Toute en retenue, dans une économie poussée à l’extrême, elle s’avance vers le public pour dire les mots déchirés du poète Apollinaire…
Sa voix claire se mêle aux harmonies profondes que Nicolas Joseph sait arracher à son accordéon… L’absence, l’amour, surtout au-delà de la mort qui guette dans le sifflement des obus, au-delà de la perte de l’autre :
“Lorsque deux nobles coeurs se sont vraiment aimés leur amour est plus fort que la mort elle même”.
Sans déclamation aucune, tout en intériorité, la comédienne Marie Fortuit suspend le public à ses lèvres, soulevant l’émotion lorsque sa voix se lance dans les mélodies de Léo Ferré… »

logo Le Point
mai 2010

Les comédiennes tirent joliment leur épingle du jeu : Geneviève Brunet (Lise), grande dame du théâtre à l’orée de sa vie et Marie Fortuit (Julia), jeune brune incandescente et entière. »

logo Les trois coups
février 2010

« …Marie Fortuit interprète Julia, la mère de Lou. Cette jeune femme brune illumine le plateau par la maîtrise de son rôle et par son talent. D’un personnage au début effacé, elle parvient à dégager une présence et une authenticité en tous points remarquables, sans que l’on sente d’hiatus entre ces deux types de jeu. Dès ses premiers pas silencieux, son visage baissé irradie de cette énergie mystérieuse, magnétique, qui éclate dans des dialogues menés avec fougue et justesse. Cette individualité extraordinaire n’empêche pas d’apprécier des prestations plus ponctuelles… »

logo Au Poulailler
février 2010

« (…) de loin en loin, une jeune femme égarée, Julia -une Marie Fortuit entière et forte même dans le désespoir- va relier, à nouveau mais sans le savoir, les fils de ces destins… »

logo Longueur d'ondes
avril 2010

« Le premier album de ce chanteur-compositeur est une divine surprise. On valse de ballades douces en reggaes piquants, de folks énergiques en piano-voix touchants. La mise en bouche idéale pour se laisser prendre par ses textes. Et quels textes! L’écriture de Nicolas Joseph est aussi fine qu’haletante. Il dessine la limite de nos rêves. Son regard sur la société et ses exigences est acerbe, il a le cynisme tendre d’un Brassens. On ne peut s’empêcher de penser également au Québecois Pierre Lapointe (Planisphère) : Nicolas Joseph affiche le même talent de songwriter éclectique. A noter : le duo désanchanté avec Agnès Bihl (Les rues barrées). »

www.nicolasjoseph.org