Le Jeu Burlesque / « L’atelier volant », Valère Novarina

Du Lundi 09 au Samedi 14 Juillet 2012

Dans la continuité du travail initié par Armel Veilhan avec Samuel Beckett (En attendant Godot, Compagnie…), ce stage s’adresse à toutes celles et tous ceux qui souhaitent prendre le risque de rire.

De Chaplin à Keaton, de Laurel et Hardy aux Marx Brothers, de Lubitch à Jacques Tati…, au travers de l’écriture de Novarina nous travaillerons à rejoindre ce « corps comique », à en comprendre mieux les mécanismes et les règles, mais aussi à ce que chacun parte à la recherche ou développe sa propre auto-dérision dans l’acte de se mettre en jeu.

L’écriture de Valère Novarina se joue des mots qu’il réinvente en magicien sur le fil d’un absurde dangereusement burlesque.

intervenant Armel Veilhan

public 12 stagiaires

durée 6 jours (45 h de stage)

période du 9 au 14 juillet 2012

horaires 10h à 18h

lieu Théâtre A – Fabrique théâtrale


Tarif :

195 euros / le stage

30 euros / frais d’inscription

CONTACT

Marine Pennaforte, administratrice.

06 70 63 98 97

marine.pennaforte@theatrea.fr


Valère Novarina

Né en 1947 à Chêne-Bougeries. Il étudie la philosophie et la philologie à la Sorbonne. En 1974, sa première pièce, L’Atelier volant est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac. En 1976, pour La Criée, théâtre national de Marseille, il réalise Falstafe, une libre adaptation des deux Henry IV de William Shakespeare. Il a mis en scène plusieurs de ses pièces : Le Drame de la vie, Vous qui habitez le temps, Je suis, La Chair de l’homme …

Dessinateur et peintre, Il a également réalisé deux émissions pour l’Atelier de création radiophonique sur France Culture : Le Théâtre des oreilles (1980) et Les Cymbales de l’homme en bois du limonaire retentissent (1994).

Au cinéma, trois films ont utilisé des extraits de ses textes : Zanzibar, réalisé par Christine Pascal, Soigne ta droite et Nouvelle vague, réalisés par Jean-Luc Godard.

Il a reçu en 2011 le Prix de littérature francophone Jean Arp pour l’ensemble de son œuvre.


Mossieur le Boucot, nosse avons assin di tramer por vos bignes et de n’y récolter que roulettes et maladies. Nosse vodrions aller plus suvent dans l’eau et y resta plus liontomps. Nosse vodrions rebatter larges baraques avec vues et dégagements sur palier. Nosse vie sé passa asse mordre le croupe et attrapa li meuches, mindint qu’vo s’y dora sur trinche, y est pas juste, nom de Dio ! Alors vi s’allez ni donner des chu et vite ! Mosse kirimides et mosse vis’en riclamo 624. Y est pas bicup , per oune vie tote passa par tire !Yi povi ban ni zi donner, ran de Diou, 624, s’il vous plit ! Si vosse voli ran savère, nosse ni voli ran savère non plo ! Rispondez ! … Nosse vodrions assi qu’on stoppe de nous acheter la peau et de nosse fare briquer des objes pour nous filer des clous qu’on nous redonne pour nous filer des objes. Compranez Mossieur Bouque, nosse vie, al’part dans tout ça, al fiou l’quio, al fiou l’quio.


…« Ce que le théâtre peut arracher à la parole, ce sont ses possibilités d’expansion hors des mots […] » disait Artaud. Ce projet artaudien est réalisé par Novarina. Dans l’entreprise novarinienne, se fait jour un héroïsme du désir, tel celui d’un Dom Juan qui partirait à la conquête des  ‘terrae incognitae’ de la langue. À la manière de Rabelais aussi, Novarina défie le dictionnaire, qui est toujours trop étroit….

Laurent Née in La langue le pays où l’on arrive jamais.