photo : aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

« Nothing Hurts », Falk Richter

texte français Anne Monfort

mise en scène Marie Fortuit

avec Marie, Fortuit, Christophe Hammarstrand, Nessim Kahloul, Cyrielle Le Coadic

scénographie, lumière Jacques-Benoît Dardant

création sonore Christophe Hammarstrand

création vidéo aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

assistanat à la mise en scène Guillaume Morel

Production Cie Théâtre A

L’Arche est agent théâtral du texte représenté. www.arche-editeur.com



Résumé

Teaser du spectacle

Un mystérieux accident de voiture resurgit, souvenir commun de l’amour de deux femmes, et source d’inspiration de l’une d’elles, réalisatrice. Le fantasme d’un contact enfin réel vient hanter une génération.
Que signifie encore être proche si les distances à franchir ne sont plus éprouvables ?


Focus sur la création video

Le duo de plasticiennes aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii propose un travail vidéo spécifique pour la mise en scène de Nothing hurts en réalisant le film dont il est question dans la pièce. Ce film prend la forme d’une édition DVD labyrinthique qui contient autant de versions, comme autant de réalités fragmentées entre lesquelles l’utilisateur est libre de se perdre, via le menu et le chapitrage.

Alice Lescanne (plasticienne) et Sonia Derzypolski (plasticienne et politiste) ont définitivement disparu au profit d’aalliicceelleessccaannee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskki (plasticiennes) en 2011. Diplômées des Beaux Arts de Paris, leur travail donne lieu à des livres à lire chez soi, des spectacles vivants mais courts, et des installations modestes. Elles collaborent régulièrement avec des musiciens (une expérience d’improvisation orgue+images avec le suédois Hampus Lindwall a été présentée lors de la Nuit Blanche 2012) et des comédiens. En octobre 2012, elles ont présenté le spectacle « Le sens de l’Hitsoire », interprété par Marie Fortuit et Léo Gobin au théâtre du CNSAD. Leurs recherches actuelles portent notamment sur les modalités de nouveaux rapports entre arts vivants et arts visuels : des expositions installées et commentées en direct par des comédiens (comme avec –PREHENSION, présenté en novembre 2012 aux Beaux Arts), ou un DVD « documentant » de manière labyrinthique une pièce de théâtre (travail proposé pour Nothing hurts).


Nothing Hurts dans la presse

 

(…) Marie Fortuit impose une mise en scène exigeante, inventive et engagée. L’écriture de Falk Richter ne se lit pas stricto sensu. Une littéralité s’invite dans le jeu scénique, le cynisme de Kafka, l’arrogance de Pinter, la fragilité de Skorobogatov. (…) un engagement indiscipliné véhiculé par des personnages fictifs et qui prennent vie dans l’intelligence de la mise en scène de Marie Fortuit (…)

Philippe Delhumeau / octobre 2014 (article entier)

Pour sa première mise en scène, Marie Fortuit, de la compagnie Théâtre A, a choisi Falk Richter, auteur allemand contemporain (…) ensemble de mots et d’images explosant en fragments (…) porté par un formidable flux qu’alimentent les trois comédiens et le DJ présent sur scène (…) un remarquable travail de direction d’acteur, en particulier en ce qui concerne la diction (celle de Marie Fortuit est admirable), cruciale face à pareil texte. Si bien que nous attendons avec impatience ses prochains spectacles (…)

Justin Winzenrieth / octobre 2014 (article entier)

Dans « Nothing hurts », la confusion des sentiments n’a d’égal que la collusion des faits (invérifiables, réécrits, fantasmés). Des accidentés de la vie. Mots, corps, certitudes, tout est parti en lambeaux. Des solitudes concomitantes (…) On pense aux ambiances de « Mulholland Drive » de David Lynch, à ces chansons flippées de Camille (…)

Jean-Pierre Thibaudat / mai 2013 (article entier)

Marie Fortuit, une artiste multi-talents qui avait été éblouissante dans Les Bonnes et réalise une première mise en scène intéressante. Elle subtilise à la rue le malaise vécu par la jeunesse et l’expose dans une géométrie faite de limites insondables (…)

Philippe Delhumeau / mai 2013 (article entier)

C’est un travail de précision (…) on devrait vite voir Marie Fortuit s’attaquer avec bonheur à d’autres textes contemporains : elle a la dimension pour le faire.

Philippe Duvignal / mai 2013 (article entier)