« Si Bleue, Si Bleue La Mer », Nis Momme Stockmann

texte français Nils Haarmann & Olivier Martinaud
mise en scène Armel Veilhan
LA MAILLE – Cie Théâtre A
avec Romain Dutheil, Marie Fortuit, Guillaume Mika
collaboration artistique Clémence Bordier
lumière Jacques-Benoît Dardant

Du 18 au 30 mai 2015
20h30 > lu, jeu, ven, sa

Allemagne, années 2000
une jeune prostituée – Mok
un adolescent Darko
et son ami Elia.
Dans ce paysage en béton,
la parole surgit
source étonnante de vie et d’ironie.
En architecte de l’écriture théâtrale,
Nis-Momme Stockmann nous plonge dans la réalité d’une génération d’exclus.

L’Arche éditeur est agent théâtral du texte représenté.


L’auteur

Né en 1981 sur l’île de Föhr, en Allemagne. Il suit des études sur le langage et la culture du Tibet à Hambourg et sur les sciences des médias à Odensee (Danemark), ainsi qu’une formation de cuisinier, avant de se consacrer à l’écriture scénique à l’université des arts de Berlin. En 2005, il fonde le studio « le Laboratoire », un projet de résidence dans une école élémentaire vide. En 2009, il reçoit le premier prix et le prix du public lors du Marché aux pièces de Heidelberg pour « L’homme qui mangea le monde » Ses pièces sont aujourd’hui traduites en français, polonais, anglais, suédois et espagnol.


« (…) Ce qui m’intéresse ici, dans Si bleue, si bleue, la mer c’est que cette banlieue allemande, où le pire se produit dans l’indifférence générale, Stockmann la délivre au travers des personnages de Mok, Elia et Darko qui possède le don de raconter. C’est le contraire de la vision faussement omnisciente du concert médiatique. L’écriture de Stockmann renoue avec celle de Handke ou de Bernhard. Surgit une parole qui malgré le délabrement intérieur des êtres en question, restera inviolable : une source pure jaillissant des profondeurs d’une terre souillée (…) Darko et Mok se doutent qu’ils sont condamnés. Pourtant ils se demandent ce qu’ils font là ? Et quand ils parlent de la Norvège où la mer est si bleue et où ils jurent de se rendre un jour, tout redevient possible. »

Armel Veilhan