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Du 1 au 5 Octobre 2019 LE PONT DU NORD Une création du CDN Besançon Franche-Comté UN SPECTACLE DE MARIE FORTUIT

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http://www.lechangeur.org/event/le-pont-du-nord/

LA PRESSE EN PARLE

« La plume acérée, vive, âpre, Marie Fortuit se fait l’écho d’un monde, d’une société. Refusant tout linéarité, elle croque façon patchwork, le portrait en clair-obscur d’une jeune fille d’aujourd’hui. (..)  Au vu des applaudissements fournis (…), la magie a opéré.»
Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, loeildolivier – 02 octobre 2019

« Sous le regard de Catherine Umbdenstock (collaboratrice à la mise en scène), les acteurs affirment la personnalité de leur personnage, Marie Fortuit en tête, tout en vibrante délicatesse. Portant Le Pont du Nord, première pièce, pleine de réminiscences et de secrètes connivences, d’une artiste obstinée. Tel est son sort.»
Jean-Pierre Thibaudat, Médiapart – 03 octobre 2019

« La lumineuse Marie Fortuit dans le rôle d’Adèle irradie une force imparable. (…) L’amie et amante d’Adèle, la reine du ciel et des songes, est incarnée, entre liberté et retenue, par Mounira Barbouch, belle présence intense et le sourire aux lèvres. (…) Un spectacle poétique enthousiaste et pétillant, résonnant d’une belle délicatesse.»
Véronique Hotte, hottellotheatre – 05 octobre 2019

« Après avoir hésité à se lancer dans une carrière de footballeuse professionnelle, [Marie Fortuit] a finalement opté pour le théâtre. Ce qui, à en juger par cette création, est incontestablement un bon choix.»
Hugues Le Tanneur, desmotsdeminuit.francetvinfo.fr – 13 octobre 2019

 

Dix ans après la fuite d’Adèle loin de son Nord natal, son frère Octave et elle se retrouvent à Paris. Chacun à sa manière, ils tentent de s’arracher aux blessures de l’enfance, de ne pas se noyer dans le souvenir d’un bal où, comme dans la chanson, quelque chose entre eux s’est écroulé. À leurs côtés, le pianiste Kosta, compagnon d’une tante récemment décédée, la pilote de ligne Sonia, et une place pour les absents. Marie Fortuit, artiste associée au CDN, compose Le Pont du Nord autour de plusieurs espaces de narration et d’imaginaire : le flux poétique de la parole intérieure des personnages ; le présent des acteurs et des liens du quatuor, écrit au plateau, à partir d’improvisations ; l’espace des souvenirs, qui prennent corps et se déforment par la mémoire d’un mot ou d’une sensation. La pudeur des sentiments retenus dans les scènes de rencontre éclate dans les monologues introspectifs et dans les moments musicaux où Schubert et Beethoven côtoient des chansons populaires, où le son de la ville se mêle à celui des paysages aériens. Poème scénique d’une force délicate, Le Pont du Nord relie des êtres que le temps, l’espace et le deuil avaient séparés.

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Équipe artistique

Avec
Mounira Barbouch
Antoine Formica
Marie Fortuit
Damien Groleau

Collaboration à la mise en scène Catherine Umbdenstock
Dramaturgie Clémence Bordier
Scénographie Louise Sari
Musique et son Aline Loustalot
Lumières Jacques-Benoît Dardant
Vidéo François Weber
Stagiaire assistante à la mise en scène Karine Guibert

Production

Production Centre dramatique national Besançon Franche-Comté en coproduction avec la compagnie Théâtre A, le Centre dramatique national Orléans / Centre-Val de Loire, La Comédie de Béthune Centre dramatique national Hauts-de-France et le Théâtre du Garde-Chasse aux Lilas. Avec le soutien du ministère de la Culture – Drac Bourgogne–Franche-Comté dans le cadre de l’aide à la résidence, du programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014-2020 dans le cadre du projet MP#3, des Plateaux Sauvages, du Théâtre L’Échangeur et du théâtre de chambre – 232U.

   Ce spectacle s’inscrit dans le cadre du projet MP#3.

« Le Navire Night », Marguerite Duras

(Éditions Gallimard)

avec Marie Fortuit & Antoine Formica

mise en scène Armel Veilhan

collaboration artistique Clémence Bordier

scénographie & lumière Jacques-Benoît Dardant

régie générale Nicolas Ameil

images vidéo Victorine Reinewald

production Compagnie Théâtre A en co-réalisation avec le Théâtre du Garde-Chasse,la Ville des Lilas et Lilas en scène


À Paris, chaque nuit, des centaines d’hommes et de femmes utilisent l’anonymat de lignes téléphonique non attribuées qui datent de l’occupation allemande, pour se parler, se découvrir, s’aimer. Ces gens, naufragés de l’amour du désir, se meurent d’aimer, de sortir du gouffre de la solitude. Ces gens qui crient la nuit dans ce gouffre se donnent tous des rendez-vous. Ces rendez-vous ne sont jamais suivis de rencontres. Il suffit qu’ils soient pris. Personne n’y va. C’est l’appel lancé dans le gouffre, le cri qui déclenche la jouissance. Ou peut-être l’autre cri – la réponse. Quelqu’un crie. Quelqu’un répond qu’il a entendu le cri. C’est un orgasme noir. Sans toucher réciproque. Sans visage. Les yeux fermés. La voix seule. Le texte des voix dit les yeux fermés. L’histoire est arrivée ? Quelqu’un dit l’avoir vécue en réalité, oui. Et puis elle a été racontée par d’autres. Et puis elle a été rédigée. Et puis écrite.

Marguerite Duras

Et soudain jaillit en eux ce désir primitif. Ce gouffre primitif du désir qui nous relie, dit Duras, aux hommes du Moyen âge. Parce que ce cri réside toujours en nous.

Armel Veilhan

« Si Bleue, Si Bleue La Mer », Nis Momme Stockmann

texte français Nils Haarmann & Olivier Martinaud
mise en scène Armel Veilhan
LA MAILLE – Cie Théâtre A
avec Romain Dutheil, Marie Fortuit, Guillaume Mika
collaboration artistique Clémence Bordier
lumière Jacques-Benoît Dardant

Du 18 au 30 mai 2015
20h30 > lu, jeu, ven, sa

Allemagne, années 2000
une jeune prostituée – Mok
un adolescent Darko
et son ami Elia.
Dans ce paysage en béton,
la parole surgit
source étonnante de vie et d’ironie.
En architecte de l’écriture théâtrale,
Nis-Momme Stockmann nous plonge dans la réalité d’une génération d’exclus.

L’Arche éditeur est agent théâtral du texte représenté.


L’auteur

Né en 1981 sur l’île de Föhr, en Allemagne. Il suit des études sur le langage et la culture du Tibet à Hambourg et sur les sciences des médias à Odensee (Danemark), ainsi qu’une formation de cuisinier, avant de se consacrer à l’écriture scénique à l’université des arts de Berlin. En 2005, il fonde le studio « le Laboratoire », un projet de résidence dans une école élémentaire vide. En 2009, il reçoit le premier prix et le prix du public lors du Marché aux pièces de Heidelberg pour « L’homme qui mangea le monde » Ses pièces sont aujourd’hui traduites en français, polonais, anglais, suédois et espagnol.


« (…) Ce qui m’intéresse ici, dans Si bleue, si bleue, la mer c’est que cette banlieue allemande, où le pire se produit dans l’indifférence générale, Stockmann la délivre au travers des personnages de Mok, Elia et Darko qui possède le don de raconter. C’est le contraire de la vision faussement omnisciente du concert médiatique. L’écriture de Stockmann renoue avec celle de Handke ou de Bernhard. Surgit une parole qui malgré le délabrement intérieur des êtres en question, restera inviolable : une source pure jaillissant des profondeurs d’une terre souillée (…) Darko et Mok se doutent qu’ils sont condamnés. Pourtant ils se demandent ce qu’ils font là ? Et quand ils parlent de la Norvège où la mer est si bleue et où ils jurent de se rendre un jour, tout redevient possible. »

Armel Veilhan