Archives de catégorie : Créations

LE PONT DU NORD en résidence au CDN Besançon Franche-Comté

Marie Fortuit metteur en scène comédienne Artiste associée

// LE PONT DU NORD // au CDN Besançon Franche-Comté
première ouverture d’une étape de travail en vue de la création en 2019.
GRAND MERCI à toute l’équipe !! また近いうちに

« Au fil des résidences, l’équipe a construit une dramaturgie commune et a continué son travail d’improvisation et d’écriture au plateau durant cet épisode bisontin »

avec

Mounira Barbouch Louise Belmas Antoine Formica Armel Veilhan
dramaturgie Clémence Bordier
scénographie Louise Sari
création sonore et musique Aline Loustalot
création lumière Jacques-Benoît Dardant
collaboration artistique Armel Veilhan
conception et mise en scène Marie Fortuit
compagnie THEATRE A

Toute l’équipe du Pont du nord était précédemment en résidence aux TGC des Lilas – Août 2017 – CDN Orléans Avril 2017

© Salsuki Kpucino

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logo Ville des Lilas

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« Le Navire Night », Marguerite Duras

(Éditions Gallimard)

avec Marie Fortuit & Antoine Formica

mise en scène Armel Veilhan

collaboration artistique Clémence Bordier

scénographie & lumière Jacques-Benoît Dardant

régie générale Nicolas Ameil

images vidéo Victorine Reinewald

production Compagnie Théâtre A en co-réalisation avec le Théâtre du Garde-Chasse,la Ville des Lilas et Lilas en scène


À Paris, chaque nuit, des centaines d’hommes et de femmes utilisent l’anonymat de lignes téléphonique non attribuées qui datent de l’occupation allemande, pour se parler, se découvrir, s’aimer. Ces gens, naufragés de l’amour du désir, se meurent d’aimer, de sortir du gouffre de la solitude. Ces gens qui crient la nuit dans ce gouffre se donnent tous des rendez-vous. Ces rendez-vous ne sont jamais suivis de rencontres. Il suffit qu’ils soient pris. Personne n’y va. C’est l’appel lancé dans le gouffre, le cri qui déclenche la jouissance. Ou peut-être l’autre cri – la réponse. Quelqu’un crie. Quelqu’un répond qu’il a entendu le cri. C’est un orgasme noir. Sans toucher réciproque. Sans visage. Les yeux fermés. La voix seule. Le texte des voix dit les yeux fermés. L’histoire est arrivée ? Quelqu’un dit l’avoir vécue en réalité, oui. Et puis elle a été racontée par d’autres. Et puis elle a été rédigée. Et puis écrite.

Marguerite Duras

Et soudain jaillit en eux ce désir primitif. Ce gouffre primitif du désir qui nous relie, dit Duras, aux hommes du Moyen âge. Parce que ce cri réside toujours en nous.

Armel Veilhan

« Si Bleue, Si Bleue La Mer », Nis Momme Stockmann

texte français Nils Haarmann & Olivier Martinaud
mise en scène Armel Veilhan
LA MAILLE – Cie Théâtre A
avec Romain Dutheil, Marie Fortuit, Guillaume Mika
collaboration artistique Clémence Bordier
lumière Jacques-Benoît Dardant

Du 18 au 30 mai 2015
20h30 > lu, jeu, ven, sa

Allemagne, années 2000
une jeune prostituée – Mok
un adolescent Darko
et son ami Elia.
Dans ce paysage en béton,
la parole surgit
source étonnante de vie et d’ironie.
En architecte de l’écriture théâtrale,
Nis-Momme Stockmann nous plonge dans la réalité d’une génération d’exclus.

L’Arche éditeur est agent théâtral du texte représenté.


L’auteur

Né en 1981 sur l’île de Föhr, en Allemagne. Il suit des études sur le langage et la culture du Tibet à Hambourg et sur les sciences des médias à Odensee (Danemark), ainsi qu’une formation de cuisinier, avant de se consacrer à l’écriture scénique à l’université des arts de Berlin. En 2005, il fonde le studio « le Laboratoire », un projet de résidence dans une école élémentaire vide. En 2009, il reçoit le premier prix et le prix du public lors du Marché aux pièces de Heidelberg pour « L’homme qui mangea le monde » Ses pièces sont aujourd’hui traduites en français, polonais, anglais, suédois et espagnol.


« (…) Ce qui m’intéresse ici, dans Si bleue, si bleue, la mer c’est que cette banlieue allemande, où le pire se produit dans l’indifférence générale, Stockmann la délivre au travers des personnages de Mok, Elia et Darko qui possède le don de raconter. C’est le contraire de la vision faussement omnisciente du concert médiatique. L’écriture de Stockmann renoue avec celle de Handke ou de Bernhard. Surgit une parole qui malgré le délabrement intérieur des êtres en question, restera inviolable : une source pure jaillissant des profondeurs d’une terre souillée (…) Darko et Mok se doutent qu’ils sont condamnés. Pourtant ils se demandent ce qu’ils font là ? Et quand ils parlent de la Norvège où la mer est si bleue et où ils jurent de se rendre un jour, tout redevient possible. »

Armel Veilhan

« Nothing Hurts », Falk Richter

texte français Anne Monfort

mise en scène Marie Fortuit

avec Marie, Fortuit, Christophe Hammarstrand, Nessim Kahloul, Cyrielle Le Coadic

scénographie, lumière Jacques-Benoît Dardant

création sonore Christophe Hammarstrand

création vidéo aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

assistanat à la mise en scène Guillaume Morel

Production Cie Théâtre A

L’Arche est agent théâtral du texte représenté. www.arche-editeur.com



Résumé

Teaser du spectacle

Un mystérieux accident de voiture resurgit, souvenir commun de l’amour de deux femmes, et source d’inspiration de l’une d’elles, réalisatrice. Le fantasme d’un contact enfin réel vient hanter une génération.
Que signifie encore être proche si les distances à franchir ne sont plus éprouvables ?


Focus sur la création video

Le duo de plasticiennes aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii propose un travail vidéo spécifique pour la mise en scène de Nothing hurts en réalisant le film dont il est question dans la pièce. Ce film prend la forme d’une édition DVD labyrinthique qui contient autant de versions, comme autant de réalités fragmentées entre lesquelles l’utilisateur est libre de se perdre, via le menu et le chapitrage.

Alice Lescanne (plasticienne) et Sonia Derzypolski (plasticienne et politiste) ont définitivement disparu au profit d’aalliicceelleessccaannee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskki (plasticiennes) en 2011. Diplômées des Beaux Arts de Paris, leur travail donne lieu à des livres à lire chez soi, des spectacles vivants mais courts, et des installations modestes. Elles collaborent régulièrement avec des musiciens (une expérience d’improvisation orgue+images avec le suédois Hampus Lindwall a été présentée lors de la Nuit Blanche 2012) et des comédiens. En octobre 2012, elles ont présenté le spectacle « Le sens de l’Hitsoire », interprété par Marie Fortuit et Léo Gobin au théâtre du CNSAD. Leurs recherches actuelles portent notamment sur les modalités de nouveaux rapports entre arts vivants et arts visuels : des expositions installées et commentées en direct par des comédiens (comme avec –PREHENSION, présenté en novembre 2012 aux Beaux Arts), ou un DVD « documentant » de manière labyrinthique une pièce de théâtre (travail proposé pour Nothing hurts).


Nothing Hurts dans la presse

 

(…) Marie Fortuit impose une mise en scène exigeante, inventive et engagée. L’écriture de Falk Richter ne se lit pas stricto sensu. Une littéralité s’invite dans le jeu scénique, le cynisme de Kafka, l’arrogance de Pinter, la fragilité de Skorobogatov. (…) un engagement indiscipliné véhiculé par des personnages fictifs et qui prennent vie dans l’intelligence de la mise en scène de Marie Fortuit (…)

Philippe Delhumeau / octobre 2014 (article entier)

Pour sa première mise en scène, Marie Fortuit, de la compagnie Théâtre A, a choisi Falk Richter, auteur allemand contemporain (…) ensemble de mots et d’images explosant en fragments (…) porté par un formidable flux qu’alimentent les trois comédiens et le DJ présent sur scène (…) un remarquable travail de direction d’acteur, en particulier en ce qui concerne la diction (celle de Marie Fortuit est admirable), cruciale face à pareil texte. Si bien que nous attendons avec impatience ses prochains spectacles (…)

Justin Winzenrieth / octobre 2014 (article entier)

Dans « Nothing hurts », la confusion des sentiments n’a d’égal que la collusion des faits (invérifiables, réécrits, fantasmés). Des accidentés de la vie. Mots, corps, certitudes, tout est parti en lambeaux. Des solitudes concomitantes (…) On pense aux ambiances de « Mulholland Drive » de David Lynch, à ces chansons flippées de Camille (…)

Jean-Pierre Thibaudat / mai 2013 (article entier)

Marie Fortuit, une artiste multi-talents qui avait été éblouissante dans Les Bonnes et réalise une première mise en scène intéressante. Elle subtilise à la rue le malaise vécu par la jeunesse et l’expose dans une géométrie faite de limites insondables (…)

Philippe Delhumeau / mai 2013 (article entier)

C’est un travail de précision (…) on devrait vite voir Marie Fortuit s’attaquer avec bonheur à d’autres textes contemporains : elle a la dimension pour le faire.

Philippe Duvignal / mai 2013 (article entier)

« Les Bonnes », Jean Genêt

mise en scène Serge Gaborieau & Armel Veilhan

avec Marie Fortuit, Odile Mallet & Violaine Phavorin

scénographie & Lumière Jacques-Benoît Dardant

photographies Julien Cauvin 



Deux bonnes, deux soeurs, Claire et Solange, tissent une machination contre l’amant de leur maîtresse, Monsieur. Celui-ci est emprisonné mais rapidement libéré. Claire et Solange craignant alors d’être démasquées décident soudain d’empoisonner leur maîtresse…


Calendrier de tournée

2011 Avant-premières au Lieu de Théâtre A (Les Lilas) – mai 2011, Co-réalisation Théâtre du Lucernaire (Paris 6ème) – juillet > octobre 2011

2012 Reprise au Théâtre du Lucernaire (Paris 6ème) – juin > septembre 2012, Théâtre du Garde-Chasse (Les Lilas) – 19 octobre 2012

2013 Théâtre des 2 Rivières (Lanester) – 15 et 16 février 2013


Note d’intention

Un regard oblique

Au moment où Théâtre A construit, investit un nouveau lieu aux Lilas ouvrant une page nouvelle, ma démarche de travail, pour être presque toujours partie de faits pour aboutir au théâtre, avait nécessairement besoin un jour de partir du théâtre pour revenir aux faits.

« …une façon un peu oblique d’aborder la politique. Pas la politique en tant que telle, telle qu’elle est faîte par les hommes politiques. Aborder les situations sociales qui provoqueront une politique »

Ce regard oblique sur le monde et la cité, cette « intime politique » correspond à ma caméra subjective à travers laquelle je regarde les faits historiques, leurs incidences avec les vies tout en redonnant sa place à la machine à histoire.

Formation d’un projet et d’une équipe

Le triptyque « Espoir et décadence » nous a mobilisés six ans pour trois spectacles sur les plaies de la Troisième et Quatrième République, le projet des « Bonnes » est né de mon désir d’ouvrir une nouvelle page de travail dans un nouveau lieu en retournant aux sources de ma relation au théâtre initiée dans l’adolescence : je ne cesse depuis, il me semble, de jouer « Les Bonnes » : il me fallait donc bien les mettre en scène un jour.

Encore fallait-il pour cela attendre de rencontrer les actrices, car je n’aurais pu distribuer « Les Bonnes » sans y envisager des comédiennes avec lesquelles une mémoire de travail, un langage commun se serait déposé  au fil d’un travail complice. Marie Fortuit, Violaine Phavorin, puis plus tard Odile Mallet : le trio des « Bonnes » s’est peu à peu formé.
Entre les jeunes comédiennes et la vieille actrice se raconterait aussi le cycle du début et de la fin d’une vie de théâtre.

Le labyrinthe des Bonnes

Avec mon compère Serge Gaborieau, l’envie commune de tirer le fil du polar de la pièce, de redonner tout son suspens à l’intrigue et toute la comédie de la pièce de Jean Genet qui, sous la trompeuse construction classique, ne cesse de brouiller les pistes, de noyer le drame conventionnel et attendu à l’annonce du crime. Les faits, l’histoire, le contexte sont par magie transmués par Genet en un chant créateur universel autant qu’en une partie de poker menteur où les comédiennes sont appelées à devenir ses complices en faux et usages de faux.

Un espace imaginaire

Avec Jacques-Benoît Dardant, nous avons imaginé la scénographie d’un espace purement imaginaire, sorte de labyrinthe « genésien » où, avec très peu d’éléments, la chambre de madame apparaîtra et disparaîtra, mais aussi la chambre des bonnes, le dédale des couloirs d’un grand et luxueux appartement bourgeois devenu un navire clandestin dans la nuit, cap sur la Guyane.
La scénographie des « Bonnes » est née dans l’espace des répétitions de notre nouveau lieu, se confondant souvent avec celui-ci pour notre plus grand plaisir. Jamais je n’aurais pensé créer une pièce dans un espace construit par notre équipe et imaginé par nous !

Une Histoire de jeunesse

Mais « Les Bonnes » c’est aussi les enfants que nous avons été et qui ont tous joué un jour à se travestir. Ce travestissement, cette transformation, c’est bien la première chose que le théâtre m’ait proposé ; « Les Bonnes » sont restées pour moi une affaire de jeunesse. Cette confusion permanente des sentiments et du désir, cet enchaînement au regard de l’autre et à son désir pour l’autre que l’on voudrait être jusqu’à la nausée. Ce besoin de fascination et cette érotisation de la fascination alors que tout nous éveillerait à un premier printemps, et que tout devrait nous conduire à la vie simple et merveilleuse : l’écriture des « Bonnes » purge le noir théâtre de l’adolescence.

Depuis le fait divers, drame d’une condition sociale, d’un inceste qui ne trouvera d’issue que dans la mort, Genet déplie unes à unes toutes les dimensions de l’action, finissant par atteindre le mythe.

Armel Veilhan

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