« Comme il vous plaira », William Shakespeare

 

Mise en scène et adaptation Armel Veilhan

Avec Gregory Custo, Jean-François Deman, Marie Fortuit, Stéphanie Le Tohic, Soizic Martin, Gwenaëlle Nicolas, Violaine Phavorin, Armel Veilhan, Eve Zandi

Régie Julien Comte

Peinture Olivier Adelen


2005-2006 Spectacle école. Résidence de création au Château de la Roche Jagu (Conseil Général des Côtes d’Armor) dans le cadre des « Arts en chemin ».

Soutien du Théâtre du Soleil (Paris 12ème), du Théâtre Nanterre-Amandiers (Nanterre), du Théâtre de la Madeleine (Paris 8ème), de la municipalité de Saint Gaudens, du City (Lorient), des Amphis-scènes (Vaux-en-Velin), du Théâtre de l’Usine (Choisy le roi), de Confluences (Paris 20ème).

Ce qu’en dit la presse

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Annonce du 4 mars 2005

Comédiens en herbe cherchent un toit

Les élèves-comédiens de l’école d’Armel Veilhan présenteront leur travail 23 avril au City. Ils souhaitent pourvoir dormir chez l’habitant pour partager leur passion du théâtre.

L’idée est venue du metteur en scène. Lui s’appelle Armel Veilhan. Il viendra présenter sa création à Lorient le 23 avril prochain au City. Il s’agit de la pièce Comme il vous plaira, de William Shakespeare. Il mettra en scène les huit élèves qui ont suivi ses cours pendant deux ans dans son école à Paris. C’est le deuxième spectacle-école qu’il présentera à Lorient. Cette fois, il veut aller plus loin et profiter de ce passage pour partager un peu plus qu’une simple soirée de théâtre. « Mes élèves comédiens aimeraient trouver des correspondants de leur âge, entre 19 et 23 ans, passionnés par le théâtre, pour partager un moment ensemble. » Concrêtement, il s’agit de trouver huit foyers susceptibles d’accueillir les comédiens en herbe pendant deux nuits. Le spectacle a pour but de mettre les élèves dans les conditions d’une vraie création avant leur sortie de l’école. S’il a respecté le texte de l’auteur élisabéthain, Armel Veilhan a fait une lecture de la pièce plus actuellle. « C’est une pièce sur l’Amour qui se base sur la haine, l’éxil et la douleur du bannissement, explique le metteur en scène. J’ai transposé l’histoire d’un opprimé et d’un opresseur entre un arabe opprimé et un occidental américain oppresseur. Je veux que ce spectacle soit porteur de paix, d’espoir, sous l’angle d’une révolte de l’opprimé. » Armel Veilhan est interpellé par tout ce qui touche le monde arabe. Il a déjà monté des spectacles sur l’Algérie.

Benjamin Bassereau

photos élèves

« Sortir de l’arbre », Hélène Millardet

Mise en scène Armel Veilhan

Avec Marie Gourion, Hélène Millardet


2003

Première création du texte.

Le City (Lorient) dans le cadre de Jeunes Auteurs/Premières pièces.


Ce qu’en dit la presse

logo Télégramme« Sortir de l’arbre » : une première oeuvre au City

Accueilli toute la semaine dernière au City par Plateau en toute liberté, Armel Veilhan a présenté, samedi, sa nouvelle création. « Sortir de l’arbre » est le premier texte du jeune auteur Hélène Millardet.
Armel Veilhan s’efforce de donner à des auteurs, aujourd’hui méconnus, l’occasion de s’exprimer. Hélène Millardet, comédienne au sein de la compagnie Théâtre A, laissait mûrir en elle, depuis des années, les mots et leur force. Sa rencontre avec Marie Gourion, dans le cadre de leur collaboration au sein du Théâtre A, a ouvert les vannes d’une écriture qu’elle a voulu théâtrale.
« Sortir de l’arbre » les met toutes deux en scène, dans la peau de deux jeunes femmes de théâtre en quête d’une identité et d’une vérité qu’autorisent l’amour et la recherche de la trace d’un père, trop tôt disparu. Mystère de la mort si attirante parce que si proche.
Hélène Millardet fait flamboyer sa révolte de jeune femme indomptée, en quête d’absolu. Le texte porte sa rage, ses questionnements et ses espoirs. »

Mars 2003

logo Ouest france« Sortir de l’arbre » au City : une pièce ambitieuse

Deux femmes, un père mort trop tôt, un autre absent. L’une et l’autre partent ensemble à la quête de ce vide ontologique. Par leur dialogue, Louise et Natacha parviendront à replacer le père dans leur existence et à prendre des distances avec lui. Sortir de l’arbre, c’est aussi sortir de ses origines pour mieux les regarder.
La pièce écrite par Hélène Millardet et mise en scène par Armel Veilhan est ambitieuse : par sa forme, elle fait irrémédiablement penser au théâtre grec antique. Hélène Millardet et Marie Gourion sont vêtues l’une et l’autre de grandes robes blanches. Toutes les deux, si différentes, jouent franc, avec beaucoup de talent et de conviction.
Le texte est fort, riche, profond et nécessite une attention de tous les instants pour en saisir toute la compléxité. L’action a beau être lente, l’écriture ne laisse aucun répit au spectateur. C’est sans doute ici la seule erreur d’avoir porté tel quel à la scène un texte très littéraire qui mérite d’être lu attentivement avant d’être écouté. »

Jérôme Gazeau

« Une Répétition », Michel del Castillo

mise en scène Armel Veilhan

assistante à la mise en scène Marie Gourion

scénographie André Acquart

avec Emmanuel Broche, Martine Couture, Pascal Nawojski, Nessim Khaloul

costumes Maud Adelen

photographies Pascal Gely / Agence Bernand



2002 Première création du texte.

Co-réalisation Espace Culturel Confluences (Paris 20ème). DRAC, Mairie de Paris, soutien du Thécif. Théâtre municipal de Villeneuve sur Lot.

Premier Prix des « Journées de Auteurs de Lyon ».

Ce qu’en dit la presse

logo MariannePied noir et militant pour l’indépendance algérienne, porteur de valises et propagandiste du FLN, puis adversaire déclaré de la dictature, poète et homosexuel, odieux à ses compatriotes de naissance, suspect pour ses concitoyens de choix, renégat aux yeux des uns et des autres, Jean Sénac est mort dans la misère et l’obscurité, il y a 30 ans. Assassiné comme Lorca et Pasolini, probablement par des intégristes manipulés, mais resté inconnu. Oublié, renié des deux côtés de la Méditérranée.

Porter à la scène indissolublement mélées, sa vie et son oeuvre, lui dresser un tombeau comme le fait l’écrivain Michel del Castillo, en profiter pour évoquer les crimes dont est jalonné le chemin de croix – et de croissant – l’Algérie contemporaine, coloniale puis « libre », c’est déranger encore une fois tout le monde, donc être fidèle à l’esprit de Sénac. Ne serait-ce que pour cela, ce spectacle serait à voir. Et aussi pour que survive l’âme d’un poète, longtemps après qu’il a disparu.

Dominique Jamet, Novembre 2002

logo Le ParisienCette ‘Répétition’ a lieu dans la petite salle de ‘Confluences’. Une enseigne parfaitement adaptée à cette pièce de Michel del Castillo qui est toute à la fois controverse et recherche des convergences. Trois personnages s’attachent à monter une pièce évoquant la vie et l’oeuvre de Jean Sénac, poète engagé qui, après avoir lutté pour l’indépendance de l’Algérie, fut rejeté par le nouveau pouvoir en place à Alger et finalement assassiné dans des circonstances qui laissent planer un doute sur la participation de ce pouvoir. Michel del Castillo, à travers les réflexions souvent contradictoires de ces trois personnages, situe bien le climat politique régnant à l’époque et fait ressortir les contradictions qui ont entrainé l’élimination de Sénac, lequel voulait acquérir la nationalité algérienne tout en considérant la langue française comme sa véritable patrie et souhaitait un Etat laïque dans un pays voué à l’Islam. L’écriture de del Castillo et une mise en scène rigoureuse d’Armel Veilhan ajoutent à l’intérêt que l’on prend à cette pièce subtile et courageuse.

André Lafargue, Novembre 2002

logo Le MondeJean Sénac revisité. Considéré comme ‘le plus grand poète algérien de langue française’ Jean Sénac n’en est pas moins largement méconnu. Armel Veilhan et Michel del Castillo ont tenté de sortir de cet oubli l’écrivain, indéfectible soutien de la cause algérienne. Le metteur en scène et l’auteur propose une tentative théâtrale téméraire, dont le titre Une répétition, résume leur difficulté à mettre en forme leur sujet, hésitant entre la mise en espace des poèmes de Sénac et une mise en perspective de son engagement en regard de l’histoire algérienne. Cette seconde approche donne son épaisseur au spectacle, malheureusement dénué de ressort dramatique. Del Castillo y décortique avec lucidité la marginalité du poète, son homosexualité, ses partis pris comme ses égarements politiques. A la lumière du parcours du poète, assassiné (probablement) dans la nuit du 30 août 1973, à Alger, affleure alors le destin d’un pays qui « tournait le dos à l’idéal laïc et républicain pour épouser une tradition islamique très suspecte ».

Marc Laumonier, Novembre 2002

logo Le GuideUne équipe de théâtre s’interroge avant de faire revivre sur scène Jean Sénac (1926-1973). Pas commode, car le personnage est complexe : fils de réfugiés espagnols, « l’homme gênant à tous les égards » se veut algérien mais choisit la langue française pour clamer – et écrire – ses amours homosexuelles, son engagement contre la discrimination, le colonialisme, la corruption et surtout contre la guerre civile. C’est l’histoire d’un rêve assassiné – celui de l’Algérie terre ouverte, d’une fraternité brisée. Un texte poignant, violent, créé par Armel Veilhan.

R.V., Novembre 2002