« Femmes entre parenthèses », Catherine Lévy-Marié

Mise en scène Armel veilhan

Scénograhie et Lumières Henri Ronse

Avec Sandrine Charlemagne, Martine Couture, Maïk Darah, Marie Poumarat,

et la voix de Claude Lévy


2000

Théâtre de Proscénium (Paris). Production Cie Post-Scriptum


Femmes entre parenthèses ou comment quatre femmes qui, dans la vie ne se seraient pas parlé plus d’un quart d’heure, vivent en prison des années ensemble ? Un seul moyen de survie, adopter toutes les quatre un enfant : Maxence.

« … Quand tu empailles des chaises avec le sourire d’un petit garçon devant toi, tu as moins mal aux doigts… »


Ce qu’en dit la Presse

Cassandre, Juin-Juillet-Août 2000 > Une Trajectoire

logo Nouvel ObservateurUn quatuor de femmes en souffrance et la vie au quotidien dans une cellule, où tout est gris, hormis le rouleau de papier à chiottes (rose) et les blouses de travail (bleues). Une « bourges », une « prolotte », une loubarde et une noiraude se racontent, se débattent. Seule lucarne sur le monde de dehors, Maxence, un petit garçon qu’elles ont adopté. De quoi alimenter l’espoir d’une autre vie. Des existences mises à nu par Armel Veilhan, un metteur en scène délicat.

R.V., Mars 2000

loga Avant-ScèneChacune à sa personnalité propre avec sa part de lucidité et d’aveuglement. Leur aveuglement nous renvoie à nos vies, leur enfermement à nos désirs. Elles réussiront à maintenir un certain équilibre entre elles, une certaine harmonie. Jusqu’au jour ou Jeanne est libérée… Mais là commence une autre pièce qui reste à écrire. Peut-être Catherine Lévy-Marié y songe t-elle ? Quoiqu’il en soit, l’écriture de celle-ci révèle une auteure dramatique qui s’implique dans le réel et l’authenticité. Elle bénéficie, ici, de la mise en scène sensible, impeccable d’Armel Veilhan, renforcée par les lumières de Henri Ronse et l’interprétation hors-pair des quatre « femmes entre parenthèses ». Chacune participe, à sa manière et en fonction de son personnage à la réussite commune. Il est bon de le faire savoir. Ouvrons donc le ban. » 

logo Le Parisien« Femmes entre parenthèses » : émouvant
(…) On saura gré au metteur en scène, Armel Veilhan, d’avoir évité le piège du misérabilisme carcéral pour se concentrer sur la détresse morale des prisonnières. Avec le concours de quatre comédiennes bien typées, il est parvenu à rendre ce huit clos supportable, voire émouvant.

André Lafargue, Mars 2000

« Tanguy », Michel del Castillo

Adaptation et Mise en scène Armel Veilhan

Avec Sophie Akrich, Philippe Beaulande, Stéphane Carvajal, Julien Cauvin, Stéphane Charlemagne, Annie Colin Bolzer, Nicolas Fagart, Ariane Gardel, Martine Lamy, Barnabé Perrotey, Pascal Pietri, Anne Sophie Rogé, Julie-Anne Sztokman

1999 Première création du texte. Théâtre de l’Usine, Compagnie P.Bigel (Choisy le Roi).


Note d’intention

Tanguy, c’est une voix, celle d’un homme qui tout près de la mort a touché l’essence de la vie. Ce ne sont pas les évènements qui font une oeuvre littéraire mais l’oeil qui les voit et les peint avec des mots. L’histoire se déroule avant, pendant et après la deuxième guerre mondiale mais comme le souligne si bien le sous-titre, c’est aussi l’histoire d’un enfant d’aujourd’hui : « C’est bien ainsi que les jeunes depuis quarante ans, lisent ce livre, avec, dans leur tête, les images que la télévision leur envoie, du Cambodge au Rwanda, de la Bosnie à l’Ethiopie. Toujours et partout, ils reconnaissent le même enfant supplicié, si démuni et si fort. Les jeunes lecteurs de Tanguy mettent une voix sur l’énigme de ces regards étonnés de douleur. » (1)

C’est peut-être cela qui me hante aussi, cette mémoire qui me colle à la peau, et même si je n’ai rien vécu de tel, le cauchemar m’accompagne. « Cet étrange spectre astre noir de notre morale, qui saura l’éxorciser, qui ? » (2).

Armel Veilhan

(1) Michel del Castillo, Préface de Tanguy. Nouvelle édition Gallimard.

(2) Pierre Assouline in La Cliente