Une pièce de théâtre-concert vibrante et palpitante, Le chanteur – coproduit par Dundee Rep Theatre et Solar Bear en collaboration avec Aberdeen Performing Arts – est une célébration fulgurante de l’identité, de l’expression et de la connexion humaine.
Écrit et réalisé par Cora Bissett et développé à partir de son court métrage de confinement co-écrit avec l’artiste sourd Jamie Rea, cette première production au Traverse Theatre fait suite à une alliance artistique improbable entre Joe (Rea), un artiste sourd qui « chante » avec ses mains, expérimentant le rythme à travers des sensations physiques et viscérales, et Andy (Dylan Wood), un musicien entendant épuisé désespéré d’un retour.
Bien que l’intrigue soit parfois familière Une étoile est née territoire – avec des percées soudaines, la séduction de la célébrité et des références à Lady Gaga – il transcende les tropes stéréotypés en créant des personnages imparfaits et amusants et en introduisant deux narrateurs « Oracles » (Hannah Jarrett-Scott et Petre Dobre). Cela pose des questions pointues sur la validité artistique, le capacitisme dans l’industrie musicale et pourquoi les artistes sourds sont si souvent poussés à rechercher la validation du public entendant alors qu’une communauté sourde florissante les entoure déjà.
À la base, la production est alimentée par des chansons originales de l’auteur-compositeur-interprète nominé aux Grammy Awards, KT Tunstall. La partition de Tunstall regorge de véritables bops qui se démarquent aux côtés de n’importe quel album studio, apportant une authenticité contagieuse au récit. L’identité distincte de Glasgow du spectacle fonde le récit sur une riche saveur locale, équilibrant sa trajectoire onirique avec un sentiment d’ici et maintenant.
L’exécution technique est exceptionnelle : la direction associée de BSL de Benedetta Zanetti, la conception lumière d’Emma Jones et la conception sonore de Garry Boyle fonctionnent comme une ménagerie multilingue de communication et d’accessibilité. L’intégration des sous-titres de Daniel Hughes s’impose comme un triomphe : les sous-titres apparaissent de manière créative, avec des flous, des fondus et des effacements permettant au texte de respirer au rythme de l’action.
Il y a aussi un solide travail d’ensemble de Jarrett-Scott et Dobre, tandis que Rea et Wood offrent des performances électrisantes qui vous encouragent sans réserve à leur succès. Il s’agit d’une pièce de théâtre musical innovante et profondément touchante qui mérite une longue vie bien au-delà de cette année.
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