LE PARISIEN le 16 janvier 2017

Un atelier d’écriture pour faire des Lilas un « objet sonore » – Le Parisien

prochains rendez-vous :

Tout public à partir de 14 ans (tarif : gratuit pour tous ! )

Ateliers les mardi de 19H à 20H30, les 7 février, 7 mars, 4 avril, 9 mai, 13 juin 2017 à la Bibliothèque André Malraux des Lilas.

Écrire pour dire 

Dans la continuité de l’atelier Entre-voix animé par Armel Veilhan (cie Théâtre A), ce nouvel atelier Écrire pour dire s’adresse à toutes celles et tous ceux qui auront le désir de se lancer ou de poursuivre un travail personnel d’écriture. Une forme d’écriture collective sera proposée avec une création à écrire à plusieurs mains d’un récit sur la thématique : Et si nous osions rêver un autre monde. Cet objet de fiction sera créé par les participants auteurs qui auront le désir d’écrire une partie d’une œuvre collaborative qui sera mise en ligne sous la forme d’un enregistrement vocal et d’une restitution en directe. Nous nous attacherons particulièrement à donner à cette histoire une oralité qui lui permettra d’être accessible aux malvoyants et à toutes celles et tous ceux qui sont empêchés de lire (hôpitaux, maisons de retraite etc…).

Armel Veilhan est auteur, comédien et metteur en scène, il co-dirige la cie Théâtre A.

« Le Navire Night », Marguerite Duras

(Éditions Gallimard)

avec Marie Fortuit & Antoine Formica

mise en scène Armel Veilhan

collaboration artistique Clémence Bordier

scénographie & lumière Jacques-Benoît Dardant

régie générale Nicolas Ameil

images vidéo Victorine Reinewald

production Compagnie Théâtre A en co-réalisation avec le Théâtre du Garde-Chasse,la Ville des Lilas et Lilas en scène


À Paris, chaque nuit, des centaines d’hommes et de femmes utilisent l’anonymat de lignes téléphonique non attribuées qui datent de l’occupation allemande, pour se parler, se découvrir, s’aimer. Ces gens, naufragés de l’amour du désir, se meurent d’aimer, de sortir du gouffre de la solitude. Ces gens qui crient la nuit dans ce gouffre se donnent tous des rendez-vous. Ces rendez-vous ne sont jamais suivis de rencontres. Il suffit qu’ils soient pris. Personne n’y va. C’est l’appel lancé dans le gouffre, le cri qui déclenche la jouissance. Ou peut-être l’autre cri – la réponse. Quelqu’un crie. Quelqu’un répond qu’il a entendu le cri. C’est un orgasme noir. Sans toucher réciproque. Sans visage. Les yeux fermés. La voix seule. Le texte des voix dit les yeux fermés. L’histoire est arrivée ? Quelqu’un dit l’avoir vécue en réalité, oui. Et puis elle a été racontée par d’autres. Et puis elle a été rédigée. Et puis écrite.

Marguerite Duras

Et soudain jaillit en eux ce désir primitif. Ce gouffre primitif du désir qui nous relie, dit Duras, aux hommes du Moyen âge. Parce que ce cri réside toujours en nous.

Armel Veilhan

« Si Bleue, Si Bleue La Mer », Nis Momme Stockmann

texte français Nils Haarmann & Olivier Martinaud
mise en scène Armel Veilhan
LA MAILLE – Cie Théâtre A
avec Romain Dutheil, Marie Fortuit, Guillaume Mika
collaboration artistique Clémence Bordier
lumière Jacques-Benoît Dardant

Du 18 au 30 mai 2015
20h30 > lu, jeu, ven, sa

Allemagne, années 2000
une jeune prostituée – Mok
un adolescent Darko
et son ami Elia.
Dans ce paysage en béton,
la parole surgit
source étonnante de vie et d’ironie.
En architecte de l’écriture théâtrale,
Nis-Momme Stockmann nous plonge dans la réalité d’une génération d’exclus.

L’Arche éditeur est agent théâtral du texte représenté.


L’auteur

Né en 1981 sur l’île de Föhr, en Allemagne. Il suit des études sur le langage et la culture du Tibet à Hambourg et sur les sciences des médias à Odensee (Danemark), ainsi qu’une formation de cuisinier, avant de se consacrer à l’écriture scénique à l’université des arts de Berlin. En 2005, il fonde le studio « le Laboratoire », un projet de résidence dans une école élémentaire vide. En 2009, il reçoit le premier prix et le prix du public lors du Marché aux pièces de Heidelberg pour « L’homme qui mangea le monde » Ses pièces sont aujourd’hui traduites en français, polonais, anglais, suédois et espagnol.


« (…) Ce qui m’intéresse ici, dans Si bleue, si bleue, la mer c’est que cette banlieue allemande, où le pire se produit dans l’indifférence générale, Stockmann la délivre au travers des personnages de Mok, Elia et Darko qui possède le don de raconter. C’est le contraire de la vision faussement omnisciente du concert médiatique. L’écriture de Stockmann renoue avec celle de Handke ou de Bernhard. Surgit une parole qui malgré le délabrement intérieur des êtres en question, restera inviolable : une source pure jaillissant des profondeurs d’une terre souillée (…) Darko et Mok se doutent qu’ils sont condamnés. Pourtant ils se demandent ce qu’ils font là ? Et quand ils parlent de la Norvège où la mer est si bleue et où ils jurent de se rendre un jour, tout redevient possible. »

Armel Veilhan