Pantomime de Cendrillon à Hackney Empire – critique

Après quelques années de lutte pour être à la hauteur de sa réputation de référence, c’est un plaisir d’annoncer que le panto Hackney Empire est de retour à son meilleur cette année dans une production qui combine presque tous les ingrédients que nous aimons de cette institution de l’est de Londres.

Je dis presque parce que l’un d’entre eux est notamment absent, à savoir la dame de longue date Clive Rowe, qui s’en tient cette fois-ci aux tâches de direction. Mais il est habilement remplacé par Kat B, un autre pilier de Hackney, aux côtés de George Heyworth dans le rôle des vilaines sœurs Flatula et Nausea (prononcé pour rimer avec « Zendeya »), qui se révèlent plus que à la hauteur de la tâche.
George Heyworth et Kat B dans Cendrillon

Leur mère Oblivia est une Alexandra Waite-Roberts agréablement vampique, qui projette de marier ses filles au prince local réticent (Luke Latchman), qui veut juste être libre d’être son moi de patineur. Et bien sûr, le véritable objet de son affection est la gentille Cendrillon (Siobhan James), qui fuit son boule de neige organisée à la hâte lorsque l’horloge sonne à minuit.

L’écrivain Will Brenton ajoute quelques rebondissements pour garder les choses fraîches, y compris un soupçon d’échange de rôle entre Prince et le Pauvre lorsque le royal échange sa place avec son valet Dandini (Chrissie Bhima). Il y a aussi une belle révélation à la fin concernant la relation de ce dernier avec Buttons (Nicholas McLean), qui souffre depuis longtemps, dont les affections pour Cendrillon sont minées par son insistance à l’appeler compagnon.

Rowe se spécialise dans les grands nombres et il y en a beaucoup à apprécier ici, y compris un « All I Want for Christmas » à couper le souffle de James à la voix mielleuse (étonnamment, c’est la première fois que j’entends ce banger festif omniprésent dans un panto). Bien que quelques-unes des chansons originales de Steven Edis s’avèrent tout aussi oubliables, elles fournissent une exposition utile et garantissent à chacun d’être sous les projecteurs (aucun plus que Waite-Roberts, canalisant sa Liza Minelli intérieure).

Le tout se déroule sur un décor convenablement étincelant assorti aux costumes flamboyants de Cleo Pettitt (mention spéciale aux robes de bal boule à neige des demi-sœurs), tandis que le carrosse massif et le cheval qui emmènent notre héros au bal reçoivent une ovation méritée avant l’intervalle. Ajoutez une pincée de gags d’actualité, une chorégraphie intelligente (de Michael Ward), une routine de slop décente et une apparition du Père Noël, et c’est une Cendrillon qui se démarque vraiment de la foule ce Noël.